L'interprétation des rêves fait constamment l'objet de doutes et de controverses et on l'imagine de prime abord hors de portée du commun des mortels. Si cette partie de la connaissance de l'homme vous intéresse, rassurez-vous il n'en est rien.


Les éléments que j'entends vous exposer me semblent amplement suffisants pour démêler l'imbroglio du rêve. Le reste dépend de votre intérêt et de votre capacité d'ouverture pour l'approche de cette question.
 

Sur un plan le plus large possible l'on est amené à admettre que dans la nature rien n'est fortuit, rien n'est gratuit, rêves y compris, en ce cas ils ne sauraient en être arbitrairement exclus. 

Sur quel plan étudier le rêve ?

Si l'on pense au cauchemar, sans présager de son contenu mais simplement en constatant l'impact qu'il représente, ne peut-on dire que ce cauchemar (en sera-t-il de même pour le rêve ?) touche à nos émotions ? Nous serions en ce cas en terrain compréhensible.Par ailleurs nous savons que certaines découvertes majeures (qui ont valu par exemple le prix Nobel à leurs auteurs) sont, et il n'est pas abusif de le dire, le fruit des rêves. Nous-mêmes avons parfois été subjugués par un rêve dont le contenu semblait, à tors ou à raison, d'une stupéfiante ingéniosité. Le rêve semble ainsi toucher à notre intelligence. Si ces deux piliers, émotion et intellect, existent dans les rêves comme dans notre quotidien, qu'est-ce qui nous empêcherait dès lors de l'étudier rationnellement ?

                                                                              Qualité ne veut pas dire infaillibilité
 
Il convient, sauf au titre de l'étude livresque, de ne pas s'accabler en la traduction de rêves relatés par écrit ; ceux-ci sont trop peu évocateurs du fait que tous les arrière-plans qui sont constitutifs du moindre des rêves en sont abolis. Or ces arrière-plans, ainsi que le rêveur vous éclaireront grandement, ainsi que nous le verrons. Pourtant je vois de ci de là, dans les forums de discussions sur Internet (il s'agit toujours de "forums" où l'on communique par écrit), des interprétations vagues ou bateau qui agréent aux rêveurs. Le traducteur se croira alors très avisé car apprécié ; qu'il ne se fasse cependant pas d'illusion sur ses capacités du fait de sa méconnaissance totale des rêves. Dans le rêve il y a toujours une part d'exigence et s'introniser interprète parce que l'on affirme à tous bouts de lignes à des gens dans l'attente et prêts à le gober : votre potentiel va éclore, une nouvelle vie se présente à vous, vous vous interrogez sur votre  . . . (peu importe votre quoi à vrai dire) n'est pas une attitude responsable. Si leur aval est acquis, il l'est parfois par rapport à leur désir, et qui n'en n'a pas, mais pas par rapport à l'exact message du rêve.

 

 

Lorsqu'un rêve est correctement traduit, croyez bien qu'il n'y a pas beaucoup de commentaires de la part du rêveur qui met plutôt son mouchoir dessus, tant il s'aperçoit que son rêve lui a mis les points sur les i.

Pour vos propres rêves il conviendra de retenir cette amicale exigence du rêve - excepté si vous vivez une affliction, ou si vous traversez une réelle épreuve - . Amicale à n'en pas douter, mais bien exigeante par rapport à la norme et à la morale, quoi qu'on en dise. Le rêve aimerait être si fier de son ami qu'il n'ait plus qu'à s'effacer devant lui, car en vérité on ne rêve que lorsqu'il y a tension. Cette tension est habituellement de notre fait et c'est cela qui chagrine le rêve, en ce sens, ne pas rêver c'est dormir du sommeil du juste.